pathétiquement, désespérement, brutalement , je t'ai fait la guerre des sentiments, des émotions, des pleurs, des mots tueurs, des gestes froids. J'ai voulu déposer la responsabilité de ma vie sur tes épaules, te laisser croire que tu en été la seule garante.
Une guerre tous zazimut, féroce, injuste, si violente parfois qu'elle me déséquiibrait, m'entrainait jusqu'aux porte de la folie. Quand la tête, le coeur et le corps se dissocient, le chaos engendré morcèle la lucidité, tue la tendresse et abaisse le respect de soi dans une vie en dérive.
Et toi tu continuais a m'aimer, de m'accepter, même odieux, et le plus térrible est que je le sentais, tous en n'ayant aucun pouvoir sur mes comportements, pas le moindre changement dans mes conduite mortifères.
Mon amour et le tiens ne s'emplifiait plus, ils se réduisaient en présence l'un de l'autres . Ils se rétrécissaient, s'apauvrissaient par les rétentions et les manques que je semais. Nos amours bien différenciés se délitaient avec le désir et la peur, chez moi, de te blesser, de te rendre souffrance de ma douleur. Chez toi, ils tentaient de se protéger,de faire le gros dos sous a violence de mes silences, sous l'assaut de mes tentatives de culpabilisation, sous le poison de mes ressentiments.
Nos amours magnifiques , triomphants, généreux quand nous pensions l'un a l'autre, en étant séparés ou éloigné, se désséchaient, se désenchantaient , se désespéraient dans les moindres tentatives de rapprochement.
C'est loin de toi que je nous aimais le plus fort avec l'illusion de tous les possible.
Je crois que c'est cette folie la dont tu t'es séparés quand tu ma quittée, aimant, toujours désirant.
PLus espérant que je ne le fut jamais en mon propre changement. Tu demeurai blessé, sans appel, accroché à l'inconciliable.Tu était déchirés, meurtrie, me témoignant les possibles de ton amours. je n'en voulais plus . J'ai préféré rester dans le plaisir malsain de la privation et la jouissance perverse de la victimisation .
Je garde dans ma solitude habitée un rêve impalpable de toi. Avec le sentimente n'avoir rien appris. Je tente simplement par les mots de révéler l'indicible a moi même. Avec pour seule rassurance une double injonction : je ne veux plus aimer, je ne veux plus être aimé. Comme si je ne savais pas qu'on ne peut dicter à ses sentiments, et encore moins... à ceux de l'autre !
Et j'écris pour ne pas me perdre, me dissoudre pour garder la trace en moi de cet amour de toi que je n'ai pas su acueillir, agrandir, et protéger de mes propres violences